jeudi, 28 août 2008
Retour à Saint-Ambroix
Roger repris ses habitudes à Saint-Ambroix où il retrouva famille et amis. La distillerie l'accueillit à bras ouvert et il put continuer son travail qui lui plaisait tant. Le patron de la distillerie avait pour ambition de marier sa fille à Roger, car ce dernier était un bon garçon et qu'il saurait plus tard s'occuper de l'entreprise. Il était conscient que le jeune homme aimait beaucoup l'entreprise et qu'il saurait la gérer au mieux. De plus, ceci permettrait au patron d'entrer dans une famille Saint-Ambroisienne connue et appréciée de tous. La mère de Roger était enchanté de cet arrangement dont ils avaient discuté ensemble, sans toutefois en parler au premier intéressé. Ceci lui permettait de caser son fils dans une famille où l'argent ne manquerait jamais.
Le frère de Roger, André, était beaucoup moins calme que son cadet. Malheureusement pour lui, il avait moins de succès auprès des filles que Roger. Sa mère avait aussi pour lui des ambitions de mariages. Bienveillante, elle lui laissait le choix entre deux femmes. Mais lui préférait les sorties entre amis plutôt qu'un mariage qui l'obligerait à assumer de nouvelles responsabilités.
Un soir d'été où Roger se rendit à une de ses traditionnelles fêtes votives avec des amis en Ardèche, il rencontra une jeune fille belle comme le jour. Lui et ses amis tombèrent dessuite sous le charme latin de cette demoiselle qui travaillait dans un stand forain. En effet, elle portait de long cheveux noirs qui lui descendaient en cascade sur ses épaules. Sa peau était halée et ses yeux noisettes vous envoutaient dès le premier regard. Les jeunes hommes l'abordèrent pour lui demander son prénom et, par la même occasion la draguer. Elle leur répondit qu'elle s'appelait Josette. Elle ne remarqua que Roger dans la bande garçon car il était le plus beau de tous. C'était le plus grand. Il était mince, avait un port de tête altier et ses yeux de jais étaient aussi foncer que sa chevelure bien domptée.
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mardi, 26 août 2008
Suite
Roger fut ensuite réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire). Par chance, il ne parti pas en Allemagne, mais resta en France.Il fut envoyé dans les pyrénnées. Des personnes de toutes nationalités se trouvaient dans ce camps de travailleurs. Lui, était chargé de surveiller les montagnes et devait rendre visite aux paysans éparpillés sur celle-ci. Ceci lui permettait de goûter toutes les spécialités de ces producteurs qui étaient fort sympathique avec lui, le sachant contraint de rester dans ce camp loin de chez lui. Il pouvait se régaler de la charcuterie fraîche et délicieuse qu'il aimait tant. Il savait que d'autres jeunes hommes n'avaient pas autant de chance que lui : de nombreux jeunes hongrois étaient dans ce camps en tant que prisonnier de guerre et travaillaient dans une usine. Il sympathisa avec eux. Ils parlaient souvent de football ensemble.
Un jour, les allemands organisèrent un match de football contre les prisonniers hongrois. Ces derniers n'étant pas suffisamment nombreux, ils demandèrent à Roger et d'autres jeunes hommes, s'ils voulaient bien intégrer leur équipe. Roger accepta et joua ainsi avec l'équipe hongroise. Le match se déroula dans une entente cordiale, et fut remporté par les prisonniers.
Mais Roger se languissait de Saint-Ambroix, de sa famille et ses amis. Il décida donc de s'accorder lui-même la quille. Il déserta.
Par chance, lorsqu'il regagna la ville la plus proche après plusieurs jours de marche, il appris la libération de la France. Il pris le train pour rentrer dans la ville qui l'avait vu naître.
Alors qu'il venait de changer de train en gare d'Alais pour prendre celui qui le conduirait à Saint-Ambroix, Roger reconnue une dame de Saint-Ambroix qu'il connaissait par le biais de son fils qui se trouvait autrefois dans la même classe que lui. Son fils faisait partie de ceux qui l'avaient malmené à propos de sa religion. En passant devant elle, il la salua d'un signe de tête. Il vit qu'elle était accompagnée mais ne reconnu pas la personne en question. Après un deuxième regard, il compris que c'était son ancien camarade de classe. Celui-ci avait énormément changé : il était maigre, pâle et semblait être au bord de l'épuisement. Roger pensa qu'il devait être gravement malade et, par pudeur, ne lui posa aucune question. Plus tard, après son retour au bourg, on lui appris que ce jeune homme avait été enfermé dans un camp de concentration nazi. Lorsque Roger l'avait croisé dans le train, il revenait pour la première fois à Saint-Ambroix.
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Suite...
Une nouvelle vie commença donc pour Roger. Il trouva rapidement un emploie dans les bureaux d'une des distilleries de Saint-Ambroix. Il avait été embauché pour ses qualités en mathématiques, en français ainsi que son sans de l'application qui lui permettait de remplir sans erreurs les bons de sortie des spiritueux en direction des nombreux bars de la ville et des alentours très prisés des mineurs.
L'adolescent qu'était devenu Roger était d'une grande beauté. Il était grand et mince, et ses cheveux étaient aussi noir que ses yeux. Ses amis le surnommèrent Boby, comme un acteur très connu de cette époque qui faisait chavirer les cœurs des demoiselles dans tous les films qu'ils allaient voir au cinéma du bourg. Roger plaisait à de nombreuses jeunes filles dans la ville. Il ne s'en plaignait pas et bien au contraire s'en réjouissait et en profitait. Il avait même des prétendante dans les villes voisines qu'il avait rencontré à l'occasion des fêtes votives.
Lorsqu'il ne travaillait pas, il jouait à la pétanque et à la longue sur l'Esplanade. Le dimanche il jouait au foot au sein l'équipe de Saint-Ambroix avec laquelle il affrontait les équipes des villages alentours. Son frère, André, ne jouait pas mais s'occupait toutefois de l'équipe. Il savait que son frère était plus doué que lui pour les activités physiques. La famille de Roger était très catholique, ce qui n'était pas bien vu par certains mineurs qui commençaient à se convertir à l'esprit communiste. Un soir, alors qu'il rentrait chez lui, trois garçons que Roger connaissait bien pour avoir été à l'école avec eux, l'arrêtèrent à l'abri des regards indiscrets. Ils le menacèrent lui et sa famille de représailles s'ils continuaient à se rendre à l'église comme ils le faisaient le dimanche. Roger savait que les pères de ses anciens camarades de classe avaient pris leurs cartes au parti communiste et comprit de suite d'où leurs venaient leurs idées extrémistes. Roger n'en fit pas cas et rentra chez lui. Mais, il se souvint toujours de ce jour et n'adhéra jamais à aucun parti politique.
La seconde guerre mondiale éclata. Roger était trop jeune pour partir au combat et la vie dans le sud de la France était plus simple qu'à Paris. Un jour, un de ses amis lui fit savoir qu'il aurait aimé se rendre chez sa famille qui vivait dans la haute Ardèche, mais qu'avec les temps qui courrait il n'était pas rassuré. Roger lui proposa alors tout volontiers de l'accompagner dans son périple. Ils partirent à vélos en prenant garde à ne pas croiser des militaires Allemands. Le voyage était long. Mais arrivé sur place, ils furent reçu comme des rois. Toute la famille de son ami était au petit soin pour eux. Ils remercièrent Roger d'avoir bien voulu accompagner le jeune homme. Mais ils durent très vite revenir à Saint-Ambroix où les attendaient leurs obligations.
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mercredi, 13 août 2008
Suite de l'histoire

Par la suite, une nouvelle tragédie vint s'abattre sur la famille. Un jour où Camille travaillait sur la voie ferrée, un train le percutta de plein fouet. Il laissait derrière lui deux enfants en bas âges puisque Roger n'avait alors que quatre ans. Suzanne trouva un emploie comme concierge à la mairie de Saint-Ambroix, car à présent elle devait subvenir seule aux besoins de ses fils et de sa mère, Simone, qui commençait à être âgée. Simone habitait avec eux dans leur maison au centre du bourg, ce qui lui permettait de donner à ses petits-fils une partie de l'affection dont ils avaient besoins, et qu'ils ne recevaient guère de la part de leur mère. En effet, Suzanne était un peu stricte et froide avec ses enfants. Leurs grand-père paternel vivait quand à lui vers le pont de la ville. Roger ne le voyait pour ainsi dire que lors des fêtes de noël et du nouvel an. Cet homme, relativement riche n'en était pas moins des plus pingre. Pour noël, il offrait pour tous cadeaux à ses petits-enfants une orange et 1 sous avec lequel ils ne pouvaient rien acheter. Roger et André vouvoyaient chacun des membres de leur famille et même leur mère, bien que cette coutume soit déjà à cette époque désuette. Ceci ne pouvait qu'augmenter encore d'avantage la distance qui existait entre les individus appartenant pourtant à la même famille.
Lorsque Roger fut scolarisé, l'enseignant s'aperçut dessuite du potentiel de cet élève à l'esprit vif. Il appris rapidement à lire et compter. De plus, il était le plus doué des élèves en orthographe : il maîtrisait les accords, les conjugaisons ainsi que la grammaire. Il allait à l'école à pied accompagné par sa chatte, qui ensuite revenait l'attendre à la fin des leçons. Personne ne comprenait comment cet animal sentait qu'il était l'heure d'aller chercher le petit garçon à l'école. Tout le monde était donc habitué à voir Roger se promener avec sa chatte.
Comme son frère, Roger commença à apprendre le solfège. Alors qu'André était très doué pour la trompette, Roger poursuivait les leçons pour faire plaisir à sa famille car tous appréciaient la musique. Lui, il préférait le sport. Il avait ses préférences pour le football, la boxe ou encore les jeux de boules.
Il obtint facilement son certificat de fin d'étude. Il finit dans les premiers de sa classe alors que nombre de ses camarades échouèrent à cet examen des causes d'un trop grand nombres de fautes à la dictée. Par la suite, il entra au collège afin de poursuivre ses études secondaires. La plupart de ses amis arrêtèrent l'école pour travailler et gagner leur vie. Roger préféra arrêter la musique pour jouer avec ses amis au ballon à Saint-Ambroix. Il préférait rire et s'amuser plutôt qu'apprendre la musique.
Ses études secondaires au collège des moines avaient très bien commencé. Mais il comprit très vite qu'il serait plus simple pour lui ainsi que pour toute sa famille qu'il trouve un emploie. En effet, les temps se faisaient dur et sa famille avait donc besoin d'argent. Son frère avait déjà dut sacrifier ses études pour permettre à Roger de poursuivre les siennes. Il se sentait prêt à prendre ses responsabilités. Il annonça donc à mère qu'il avait décidé d'arrêter l'école. Celle-ci refusa tout net. Mais Roger réussit tant bien que mal à la convaincre qu'il apprendrait d'avantage sur le terrain qu'en étant collégien.
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Commençons par le commencement
Suzanne et Camille Louis Aulagnet s'étaient mariés à Saint-Ambroix où ils vivaient dans une maison rue de l'hôtel de ville. Ils avaient eu trois fils. L'ainé, André, allait devenir le frère tant aimé de Roger et ce pour l'éternité. Le second, Emile, mourut dans sa jeune enfance, ce qui accabla de chagrin toute la famille. Cinq années plus tard, le premier juin 1923, vint au monde Roger. Ce petit garçon s'était très tôt montré vif et curieux de ce qui l'entourait. Son père travaillait pour le chemin de fer qui était en ce temps le principal moyen de transport des Saint-Ambroisiens. Sa mère, quand à elle, s'adonnait aux tâches familiales. Elle allait régulièrement sur les bords de Cèze laver son linge qu'elle frottait sur les cailloux prés de la filature. Aucune femme à cette époque n'aurait raté le rendez-vous des laveuses qui était le meilleur endroit pour connaître les derniers ragots du bourg.
Un jour, alors que Suzanne frottait son linge tout en discutant avec ses voisines de labeur, Roger eu l'idée de regarder les poissons peu trop prés. En ce temps, le courant de la Cèze était très fort notamment en cette saison froide. Roger, en se penchant tomba inévitablement dans l'eau glaciale. Il fut très vite emporté par le courant au grand désarrois de sa mère qui ne parvint pas à le rattraper. Suzanne imagina son fils mort. Mais par chance, une lavandière qui se trouvait plus bas en aval de la rivière eu l'ingénieuse idée de rattraper le petit garçon grâce à sa panière en osier, habituellement destinée à recevoir le linge. Les cris des femmes qui avaient vu Roger tomber à l'eau avaient alerté cette ouvrière, qui sans réfléchir avait sauvé la vie du petit Roger. lorsque Roger avait été ramené sur la berge, un sentiment de soulagement général avait envahi les laveuses. Elles s'activèrent toutes autour de ce miraculé afin de le sécher au plus vite.En effet, il ne fallait toute fois pas qu'il attrape un rhume.
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vendredi, 08 août 2008
Avant propos
Ce blog est donc destiné à faire connaître l'histoire fantastique de la vie de mon papé. En effet, cet homme, et ce n'est pas parce que c'est mon grand-père adoré que je dit ça, a eu une vie digne des héros de romans. J'espère donc que de nombreuses personnes connaitrons mon papé Roger.
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Papé Roger

Je m'appelle Julie et la personne en photo ci-dessus est mon papé Roger. J'ai 23 ans et toute ces années je les ais pasées avec lui. En effet, j'ai pour ainsi dire toujours vécu avec lui jusqu'à ce jour terrible du vendredi 20 juin 2008.
Ce jour là, nous avions passé la matinée tous les deux à vacquer à nos activitées respectives : il lisait le journal et je révisais. Nous nous amusions d'un courrier qu'un lecteur avait écrit dans Midilibre à propos de Domenech. Ensuite nous avons été rejoint par ma tata et mon tonton pour manger. Il reignait une ambiance chaleureuse comme toujours. Puis, aprés le repas tout le monde a repris ces activités. Je suis partie quelques instants dans une autre pièce. J'ai entendu un bruit. Je pensais aors que mon grand-père "bricolait" et je ne me suis pas inquiétée. Mais lorsque je suis sortie, il était étendu dans la salle-à-manger.
Je me suis précipitée vers lui et j'ai appelé les pompiers. Il me tenait la main et chantait une de ses ritournelles habituelles comme pour se rassurer lui-même et me rassurer par la même occasion. Je lui ais dit que je l'aimais de tout mon coeur, bien que ceci il le sache déjà. Ensuite, tout est allé trés vite : les pompiers sont arrivés, les voisins ont regardé, ma maman, ma tata et mon tonton nous ont rejoints. Nous avons suivit les pompiers jusqu'aux urgences où on nous a annoncé que mon grand-père avait été victime d'un AVC (Arrêt Vasculo-Cérébral), c'est-à-dire qu'il avait un caillot de sang au cerveau. De plus, ceci lui avait provoqué une hémyplégie, soit une paralysie du côté gauche de son corps.
Un mois plus tard, le vendredi 25 juillet 2008, le téléphone a sonné. Lorsque j'ai répondu, j'ai desuite reconnue la voix de l'infirmière qui m'annonçaéit que Monsieur AULAGNET venait de décéder. Ce jour là, un homme, mais aussi un père et un grand-père formidable venait de partir pour d'autres horizons.
Bien sûr j'étais triste. Mais je savais au fond de moi que mon papé ne supportait plus l'hôpital, lui qui n'était jamais malade. Je suis donc restée digne, comme lui l'était.
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